ACCUEIL
Sortir du socialisme
Projet de société
Contactez nous
Positionnement
Adhésion
Analyse
Rapports Officiels
L'analyse permanente du pays
L'état de la France en chiffres
Article publié par le mensuel "La Une" N° 66 du mois d'Août 2002 5ans pour sortir le pays du socialisme à la française 21 Avril, 5 Mai, 9 Juin, 16 Juin 2002 : quatre dates électorales où se sont révélées la crise politique profonde à travers le séîsme du 1er tour de l’élection présidentielle et la défiance du Peuple à travers l’abstention record dans toutes les consultations. L’avertissement est fort, net et incontournable. Il appelle une réponse politique majeure à sa hauteur : remettre « la France d’en bas » dans la République, c’est à dire par voie de conséquence, construire une République moderne. C’est une obligation républicaine du premier Quinquennat et du Gouvernement, car la « France d’en bas », expression terrible qui traduit la fracture républicaine (sociale, économique, sécuritaire, territoriale, culturelle), est le résultat d’un grave déficit de république et de démocratie, de la « leucémie » selon l’expression du Premier Ministre Raymond BARRE et du « cancer étatique » qui rongent la France, la République et le Peuple, et d’abord les plus modestes. Les difficultés d’une partie des Français dans leur vie quotidienne (insécurité, chômage, exclusion, pauveté, baisse du niveau de vie par rapport aux autres pays de l’Union Européenne,…) qui ont conduit à ces votes, ne sont que la conséquence de la situation dégradée de la France dans de nombreux domaines essentiels pour la Nation (dette et déficits publics, affaiblissement des Armées, dûs « au grand gaspillage de l’argent public »), s’incrivant dans un déclin inavoué et masqué à l’opinion. Les Français qui souffrent dans leur vie de tous les jours, doivent comprendre que ces maux ne sont pas le résultat du hasard ou de quelque faiblesse de leur part ou de leur incapacité à faire face à l’évolution du monde (ils ne sont pas les Maudits de la Terre) ou même de la mondialisation si souvent évoquée par commodité mais le résultat normal et logique de toutes les tares universelles du socialisme, de l’étatisme, de la technocratie qui partout où ils ont été au pouvoir, ont conduit les peuples à des difficultés importantes et à la misère. Il faut citer sans faiblesse, ni indulgence leur traduction directe : la pire, la Russie avec l’espérance de vie redescendue à 57 ans, la Hongrie, berceau de l’Empire austro-hongrois, civilisation très avancée avant guerre, avec aussi l’espérance de vie redescendue à 66 ans, après 80 et 50 ans de communisme, la moindre avec l’Angleterre, 1èr puissance européenne dans les années 1950 qui revient au premier plan depuis l’année 2000 soit 50 ans de déclin et de redressement après avoir subi le « travaillisme », sorte de communisme à l’anglaise, pendant plusieurs décennies. La France n’a pas échappé non plus aux travers du socialisme. 2èm puissance de l’Union Européenne en 1970, ayant une dette extérieure quasiment nulle, des Armées respectées, elle a perdu cette position en 30 ans, surtout à partir de 1981 et se retrouve dans une situation médiocre très en dessous de ses possibilités, de ses atouts et de ses forces. Ainsi, le Peuple et surtout « la France d’en bas » souffrent inutilement, uniquement victimes de l’idéologie et de la course au pouvoir, assise à Gauche sur l’assistanat et le « social socialiste » qui sont une des formes de l’esclavage moderne dans un pays développé et les véritables négations de la dignité de l’Homme. Pour sortir de cette crise politique et de cette défiance, il faut évidemment « sortir la France du socialisme » comme le candidat Jacques CHIRAC l’a déclaré lors des campagnes électorales car à force de « il ne faut pas désespérer Billancourt » selon l’expression historique de Sartre, on a fini par désespérer la République le 21 Avril 2002. Il faut sortir la France du socialisme à la française car la France est socialiste, plus proche du communisme comme Martine AUBRY l’a parfaitement incarné avec les résultats que l’on connait, et non pas comme les Français peuvent ou voudraient le croire, sociale-démocrate comme l’Angleterre de Tony BLAIR ou l’Allemagne de SCHRÖDER ce qui est l’autre versant de l’équilibre républicain. Pour sortir « la France du socialisme » par le haut, il faut tout simplement revenir à la République. Il faut construire une République républicaine, équilibrée, au dessus des idéologies, c’est à dire au service de l’intérêt général, donc du Peuple dans toutes ses composantes. C’est d’abord rendre justice à « la France d’en bas », qui supporte quasiment seule depuis plus de 25 ans la crise ou plutôt l’évolution mondiale, l’incapacité de l’Etat à se réformer et ses gaspillages dignes de l’Ancien Régime avec pour conséquences pour elle, le chômage, l’exclusion, la baisse ou l’écrasement de son niveau de vie. C’est redonner le plus rapidement à la « France d’en bas », à la société civile confrontée à la concurrence, qui produisent les richesses, au minimum l’équité dans le travail, les retraites, les conditions de vie (pour les salariés et les indépendants) et tous les moyens pour entreprendre dans des conditions acceptables. Il faut voir haut et juste dans les réformes futures. Les premières mesures proposées d’assouplissement de la loi sur les 35 heures (pouvoir gagner plus en travaillant plus) et des retraites (pouvoir travailler plus longtemps pour avoir une meilleure retraite) sont frappées du bon sens économique et financier mais ne concerneront dans sa majorité que la « France d’en bas » et la société civile, qui paieront ainsi deux fois : en travail et en impôts, cotisations sociales supplémentaires pour alimenter un secteur public gaspilleur, sûr de lui et dominateur. On voit mal en effet le secteur public, nomenklatura d’Etat, qui bénéficie de salaires et de retraites très convenables sans jamais avoir pris le moindre risque tout en étant irresponsable (voir différentes affaires jugées), qui travaille déjà 32 heures (EDF/GDF, des collectivités locales et régionales,…) se mettre soudain à travailler davantage et après 60 ans. Ce sont cette injustice et cette inéquité flagrantes qu’il faut absolument résoudre pour sortir la France du socialisme, de l’étatisme, de la technocratie et des corporatismes d’Etat et enfin construire la République moderne. Désormais, les postes institutionnels étant pourvus pour 5 ans, le temps de l’action est venu comme l’a indiqué le Premier Ministre lors de son discours de politique générale du 03 Juillet 2002 à l’Assemblée Nationale mais aussi et avec la même volonté, celui de l’écoute républicaine. Agir sans vraiment écouter en se considérant encore une fois comme « détenteur de la vérité », reviendrait à continuer à ignorer le sens profond des votes présidentiel et législatif, la « France d’en bas » étant renvoyée à nouveau à sa solitude et à sa désespérance avec des conséquences pouvant être un jour dramatiques. Les marges de manœuvre de la France peuvent paraitre étroites comme l’a montré l’audit des finances publiques commandé par le Premier Ministre et dont les résultats démontrent la tromperie de l’ancien Gouvernement socialiste. Pourtant, la France et son Gouvernement disposent d’une réserve importante de moyens : ce sont les 500 Milliards de francs (ou de 100 Milliards d’euros) de gaspillage d’argent public, largement évoqués, décrits, analysés dans de nombreux rapports publics et livres d’économistes. Ce gaspillage irresponsable et insultant pour la République et le Peuple est le résultat de la productivité trop faible du secteur public pléthorique, de trop de privilèges injustifiés, de l’inefficacité de la dépense publique qui constituent tous la marque de fabrique de toute société socialiste, la tare universelle du socialisme car aucun pays n’y a échappé à l’Est comme à l’Ouest. Cette tare n’est rendue possible que parce elle est associée à une autre tare universelle du socialisme : la désinformation permanente, organisée, méthodique du peuple, notamment à partir de la télévision dite « publique », où sous couvert des mots « socialisme, social », tellement porteurs d’espoir, de progrès, de rêve pour le Peuple, on transforme en réalité l’Homme en « zombie », incapable de réflexion critique donc de saisir la réalité c’est à dire finalement en esclave moderne. Les Français et la France ne méritent pas cette déchéance, ils ont au contraire le droit et le devoir de rester libres, d’être à nouveau au meilleur niveau. Le « nouvel humanisme » de Jean-Pierre RAFFARIN, qui traduit cette exigence, doit porter toute cette espérance. Pour cela, le point majeur, incontournable, le « nœud gordien à trancher » est constitué par la (ou les) réforme (s) de l’Etat afin d’avoir un secteur public productif, efficace, réellement au service de la République et des Citoyens, donc conforme à l’esprit et à la lettre de la République, car à défaut, la France continuera dans la médiocrité ou le déclin. La tache est immense, pleine d’écueils et de résistances corporatistes et nécessite donc une volonté politique forte d’agir mais aussi d’informer, d’expliquer et de disposer du plus grand nombre d’appuis, chacun quelque soit sa force pouvant se révéler utile à un moment donné. Bien que la majorité présidentielle dispose de tous les pouvoirs, n’ayant en principe besoin de personne, il est sans doûte plus que nécessaire d’écouter, de soutenir, mais aussi d’accueillir d’autres sensibilités situées à proximité, qui ont la volonté d’être efficaces et qui peuvent contribuer à défricher l’avenir en portant une information critique (lutter contre la désinformation), en proposant des idées pragmatiques, nouvelles, un modèle de société moderne, efficace, responsable, souhaité par beaucoup: LA SOCIETE PARTICIPATIVE, celle de l’intérêt général, c’est à dire la voie républicaine politique et sociale de la Nation, sans doûte la forme de la troisième voie sans cesse recherchée. Avons-nous encore la force et la vigueur pour construire cette République moderne et refaire de la France et donc de l’Union Européenne, un modèle politique et économique avancé dans le Monde du XXIèm siècle? Telle est la question fondamentale à laquelle le Président de la République et le Gouvernement doivent maintenant répondre devant l’Histoire. Michel MERCIER Fondateur Les Républicains Délégué Général de l’Union Gaulliste pour la Démocratie Les Républicains 128, rue de la Boêtie 75008 PARIS TEL : 06 79 89 46 89 FAX : 01 44 95 14 14 courriel : avenir@les-republicains.net URL : http://www.les-republicains.net